Pourquoi les batteries au lithium préoccupent-elles soudainement les propriétaires d’immeubles?

Les appareils alimentés par batteries au lithium, comme les vélos électriques, les trottinettes, les véhicules électriques et d’autres produits de mobilité, font une entrée rapide dans les espaces résidentiels et commerciaux. Le marché de ces appareils croît à un rythme qui dépasse la plupart des cadres de gestion des risques immobiliers, et les dangers d’incendie qu’ils présentent sont véritablement différents de ceux que les propriétaires ont eu à gérer jusqu’ici. Agir dès maintenant vous place en meilleure position.

Qu’est-ce qui distingue les incendies de batteries au lithium des incendies classiques?

Trois éléments les distinguent. D’abord, ils brûlent à une température nettement plus élevée que les incendies classiques (environ deux fois plus élevée). Ensuite, la réaction chimique à l’intérieur de la batterie génère son propre oxygène, de sorte que le feu s’alimente lui-même plutôt que de puiser dans l’air ambiant. Enfin, le boîtier de la batterie est fermé, ce qui rend difficile l’accès au matériau qui brûle, et donc son extinction. Ensemble, ces facteurs font en sorte que les protocoles d’intervention standards peuvent s’avérer insuffisants.

L’assurance des biens couvre-t-elle ces appareils?

En général, oui. Les assureurs n’ont pas modifié le libellé de leurs polices pour exclure les sinistres causés par des batteries au lithium. Cela dit, ils surveillent de près la hausse des sinistres et encouragent activement les propriétaires d’immeubles à adopter des mesures proactives. Les propriétaires les mieux positionnés à long terme sont ceux qui abordent cette question comme une occasion de gestion des risques, et non comme une simple question de couverture.

Quelles mesures les propriétaires d’immeubles peuvent-ils prendre?

Quelques mesures concrètes peuvent avoir une incidence notable. Mettre à jour le libellé des baux pour exiger uniquement des appareils homologués UL ou ULC* constitue un excellent point de départ. Établir des protocoles d’entreposage clairs, comme garder les appareils à l’écart des espaces habités et dans des zones désignées, réduit considérablement l’exposition au risque. Fournir aux locataires des directives claires sur les pratiques de recharge sécuritaires complète une base solide.

Les propriétaires devraient-ils interdire ces appareils dans leurs immeubles?

Une interdiction totale n’est pas réaliste, étant donné l’omniprésence de ces appareils. La voie la plus efficace consiste à établir des politiques claires et bien communiquées, et à investir dans la sensibilisation des locataires. Lorsque les résidents comprennent la raison d’être des consignes d’entreposage et de recharge, la conformité suit naturellement, ce qui renforce du même coup les relations avec les locataires.

Quel rôle jouent les gestionnaires d’immeubles?

Les gestionnaires d’immeubles sont bien placés pour s’attaquer directement à ce risque. Renforcer les modalités des baux, communiquer directement avec les locataires, repérer les situations de recharge ou d’entreposage à risque lors des inspections de routine et signaler rapidement les préoccupations : voilà des gestes qui permettent de prévenir les incidents avant qu’ils ne surviennent. Une communication proactive et constante est souvent ce qui distingue un risque bien géré d’un sinistre.

Prêt à renforcer votre approche face aux risques liés aux batteries au lithium?

Les conseillers en gestion des risques immobiliers de HUB travaillent avec des propriétaires et des gestionnaires d’immeubles partout en Amérique du Nord pour élaborer des stratégies de gestion des risques concrètes et proactives. Communiquez avec un conseiller en assurance immobilière de HUB pour amorcer la discussion sur les risques liés aux batteries au lithium et les mesures concrètes qui gardent vos immeubles et votre programme d’assurance sur des bases solides.

*UL = Underwriters Laboratories; ULC = Underwriters Laboratories Canada