Si votre organisation n’est pas encore prête pour la saison des ouragans, sachez que vous n’êtes pas seul, et que vous avez encore le temps d’agir. Les organisations qui se remettent le plus rapidement d’un sinistre ont une chose en commun : elles ont un plan solide, elles s’assurent que tout le monde le connaît, et elles l’ont testé avant que la tempête ne frappe. Mettre en place ces mesures de préparation ne demande pas des mois. Tout ce qu’il faut, c’est agir. Et les raisons de passer à l’action dès maintenant ne cessent de croître : les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles ont dépassé 100 milliards de dollars pendant six années d’affilée, et la perte d’exploitation figure parmi les principaux risques que les organisations doivent gérer1.

Une banque régionale de la Caroline du Nord l’a démontré concrètement. Quand un ouragan majeur a paralysé les routes pendant des mois et coupé les communications dans toute la région, cette banque a été la première institution financière à rouvrir ses portes. Son plan de reprise solide lui a permis d’en faire bien plus : travailler avec la Garde nationale pour distribuer de l’argent à la collectivité et apporter de l’eau et des fournitures une fois les routes rouvertes.

« Pour réussir, l’organisation a veillé à revoir, mettre à jour et tester régulièrement son plan », affirme Chrystie Howard, responsable de la gestion des risques d’entreprise de la pratique Risques complexes de HUB International. « Les gens étaient formés. Chaque service était impliqué. Tout le monde savait exactement ce qu’il fallait faire. »

Cette réactivité se traduit aussi par un avantage financier. Les organisations qui rouvrent les premières protègent leurs revenus, gardent leurs clients et consolident leur position dans le marché pendant que la concurrence calcule encore l’ampleur des dégâts.

À quoi ressemble une véritable préparation aux ouragans?

Il y a souvent un écart considérable entre les intentions et la réalité de l’exécution d’un plan de gestion des risques climatiques.

« La plupart des dirigeants se font des illusions sur leur capacité à planifier », explique Brian Schnese, responsable des Services des risques chez HUB et chef de la pratique Résilience organisationnelle. « J’entends constamment : "Je pense qu’on a des plans quelque part par ici." C’est exactement là où le bât blesse. On ne peut pas exécuter un plan que les gens n’ont pas vu. »

Selon Schnese, la bonne séquence est incontournable : élaborer le plan, le faire connaître et le tester. Trois étapes permettent d’y parvenir :

  • Commencer par une analyse des répercussions sur les activités (ARA) — Identifiez les fonctions essentielles, ce dont elles dépendent et où l’interruption ferait le plus mal à votre chiffre d’affaires.
  • S’assurer que chacun connaît le plan — Chaque service doit connaître son rôle avant une crise, pas pendant.
  • Tester le plan par des simulations — Les exercices de simulation permettent de reproduire des scénarios réalistes de perturbation et de découvrir les failles pendant qu’il reste encore du temps pour y remédier.

Quel rôle joue l’assurance dans votre stratégie de préparation?

La planification de la continuité des activités et la stratégie d’assurance sont plus étroitement liées que ne le pensent la plupart des organisations. Or, l’assurance contre les pertes d’exploitation est justement celle qu’on oublie le plus souvent.

« L’assurance contre les pertes d’exploitation tombe souvent entre deux chaises », affirme Howard. « Un courtier doit analyser les lacunes pour voir où – ou si – vous êtes vraiment couvert. »

Pour les organisations situées dans des régions à risque élevé, envisager l’assurance paramétrique peut se révéler judicieux. Ces polices peuvent couvrir les cas de perte d’exploitation qui ne résultent pas d’un sinistre, par exemple lorsqu’un site devient inaccessible ou inutilisable, même en l’absence de dommages matériels.

Les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement ont aussi des implications en assurance. Les souscripteurs en tiennent compte dans l’établissement des conditions de couverture contre les pertes d’exploitation. Démontrer la résilience de l’entreprise grâce à des plans de reprise documentés, une analyse de la chaîne d’approvisionnement et des plans de continuité régulièrement testés peut permettre d’obtenir de meilleures conditions et, dans les régions à risque élevé, de réaliser des économies substantielles.

Les organisations qui se remettent le plus rapidement n’improvisent pas : leurs ressources de rétablissement sont en place bien avant l’arrivée d’une tempête.

« Votre courtier devrait discuter avec vous des risques climatiques, de votre chaîne d’approvisionnement, de ce qu’il a vu se produire ailleurs », affirme Howard. « Ce devrait être une conversation continue, pas une discussion qu’on a une fois par année. »

La bonne nouvelle : la préparation aux ouragans pour les entreprises est plus simple qu’on le croit. Avec une équipe engagée, dit Schnese, un plan peut être élaboré, communiqué et testé en quelques semaines. « La portée est limitée. Une fois qu’on maîtrise les étapes, on avance vite. »

« Si vous n’avez pas encore perdu vos installations, il est encore temps de vous préparer, » ajoute Howard.

L’ANGLE HUB

La saison des ouragans bat son plein entre août et octobre, mais la préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes est un travail de fond qui s’étend sur toute l’année. Que vous partiez de zéro ou que vous testiez la résistance d’un plan existant, tenez compte des priorités suivantes :

  • Effectuer une analyse des répercussions sur les activités — Identifiez les fonctions critiques, les dépendances et les vulnérabilités.
  • Respecter l’ordre des étapes — Élaborez le plan, diffusez-le, puis testez-le.
  • Vérifier votre assurance contre les pertes d’exploitation — Assurez-vous que vos polices actuelles couvrent les pertes d’exploitation et explorez les formules paramétriques qui prévoient des indemnités en fonction de critères de déclenchement, et non pas uniquement en cas de dommages matériels.
  • Renforcer votre chaîne d’approvisionnement — La dépendance vis-à-vis d’un seul fournisseur constitue une vulnérabilité tant sur le plan opérationnel que sur celui de l’assurance. Démontrer la redondance peut permettre d’obtenir de meilleures conditions et une meilleure assurabilité.
  • Faire appel à votre courtier tout au long de l’année — Un courtier compétent propose des outils de modélisation des catastrophes, des analyses des lacunes, des ressources de planification de la continuité et l’accès à des réseaux de reprise après sinistre.

Communiquez avec nos experts en gestion des risques pour développer — ou mettre à l’épreuve — votre stratégie de préparation aux phénomènes météorologiques violents.


1Allianz, « Allianz Risk Barometer 2026 », janvier 2026.