Les médicaments GLP-1 ont créé une occasion unique pour les fabricants de produits alimentaires et de boissons, alors que les entreprises repensent leur gamme existante et développent de nouveaux produits pour les utilisateurs de GLP-1 qui recherchent des options plus saines pour soutenir leurs objectifs de perte de poids.

Cette transition touche tous les secteurs de l’entreprise, de la recherche à la fabrication, en passant par les ventes et le marketing.

L’industrie fait preuve d’une agilité remarquable pour saisir cette occasion. Mais cette transition soulève également des risques que même les gestionnaires les plus avisés n’ont peut-être pas envisagés, comme l’exposition de la chaîne d’approvisionnement, la sécurité des travailleurs et des produits, et même d’éventuels litiges liés à l’étiquetage.

Comment en sommes-nous arrivés là?

À mesure que l’utilisation des GLP-1 pour la perte du poids se répand, ces consommateurs devraient représenter plus d’un tiers de l’ensemble du marché américain des aliments et des boissons d’ici 20301. Déjà, les médicaments GLP-1 injectables comme l’Ozempic et le Wegovy entraînent des changements majeurs dans la demande des consommateurs, qui délaissent souvent les aliments transformés riches en calories, comme les collations salées2, au profit d’aliments riches en fibres et en protéines.

La demande en boissons alcoolisées devrait diminuer au profit de produits « fonctionnels » qui améliorent l'hydratation ou aident à lutter contre le stress3. Et l'introduction probable d'un médicament GLP-1 sous forme de comprimés devrait accélérer ces tendances de consommation4.

Les fabricants de produits alimentaires et de boissons réagissent déjà en modifiant leurs gammes de produits et leurs formulations, et au moins un acteur du secteur produit des aliments portant la mention « compatible avec les GLP-1 ».

Cependant, modifier les produits ou reformuler les anciens nécessite de nouveaux ingrédients, de nouvelles chaînes de production, de nouveaux emballages et de nouveaux protocoles de sécurité. Agir dans la précipitation introduit des risques que les producteurs peuvent ne pas percevoir et qu’il faut évaluer et atténuer avant qu’ils ne se transforment en réclamations d’assurance.

Les risques liés aux GLP-1 pour les fabricants de produits alimentaires et de boissons

Comprendre ces risques est la première étape pour les gérer. Voici cinq de ces risques :

  1. Risque lié à la chaîne d'approvisionnement. Les entreprises peuvent être amenées à ajouter des fournisseurs ou à les changer à mesure que leurs gammes de produits évoluent. Cela crée une concurrence pour les mêmes approvisionnements et expose les entreprises à des perturbations lorsqu'un ingrédient vient à manquer sans qu’une source de remplacement soit disponible.
  2. Risque lié à la chaîne de production. La refonte des produits peut entraîner un changement important dans le fonctionnement d'une chaîne de production, augmentant le risque de dysfonctionnement ou de défaillance du système, particulièrement avec des produits entièrement nouveaux. Les protocoles de sécurité alimentaire doivent également s'adapter.
  3. Risque de rappel. Les rappels causés par un étiquetage erroné ou des problèmes de sécurité alimentaire sont monnaie courante dans le secteur, et ce risque ne fait qu'augmenter lorsqu'une entreprise lance un produit qu'elle n'a jamais fabriqué auparavant.
  4. Risque lié aux travailleurs. Les nouveaux produits, chaînes de production et emballages amènent les travailleurs à effectuer des tâches qui leur sont inconnues. Sans formation adéquate ni planification de la sécurité, le risque de blessures, et la responsabilité qui en découle, augmente considérablement.
  5. Risque lié à l'emballage. Les recours collectifs liés à des allégations trompeuses sur les emballages, notamment autour de mentions telles que « 100 % naturel », sont en hausse. La commercialisation de produits « apparentés » aux GLP-1 peut susciter une attention similaire, ce qui rend un étiquetage rigoureux indispensable.

La gestion de ces risques ne sera pas simple

Dans l'ensemble, ces risques complexes ne sont pas faciles à gérer. Mais ils sont maîtrisables, et le marché de l'assurance est encourageant. Par exemple, la couverture pour rappels de produits est (pour l'instant) peu coûteuse et offre une capacité suffisante. L'assurance perte d'exploitation peut constituer une protection efficace contre les perturbations de la chaîne d'approvisionnement.

Compte tenu de la rapidité des changements, il n’est pas surprenant que d’autres acteurs du secteur ou de la gestion des risques n’aient pas encore abordé, voire identifié, ces risques émergents. La meilleure première étape consiste à réaliser une évaluation approfondie avec votre courtier d’assurance afin d’identifier les expositions, de mettre en œuvre des stratégies d’atténuation et de trouver les couvertures d’assurance adaptées pour tirer pleinement parti de la révolution des GLP-1.

Contactez les experts en agroalimentaire de HUB International pour comprendre et maîtriser les risques liés à une réorientation rapide en réponse à la révolution des médicaments GLP-1.

1 FoodDive, « GLP-1 users to make up 35% of food and beverage sales by 2030: report », 25 novembre 2025.
2 Cornell SC Johnson College of Business, « The No-Hunger Games: How GLP-1 Medication Adoption is Changing Consumer Food Demand », 8 décembre 2025.
3 Alix Partners, « GLP-1 drugs stir change in the beverage industry », 5 février 2025.
4 Reuters, « Weight-loss pill approval set to accelerate food industry product overhauls, », 24 décembre 2025.