Même si l’intimidation a toujours existé, la cyberintimidation est particulièrement implacable et fait désormais partie intégrante de la vie des adolescents. Elle peut se produire de façon anonyme, se propager instantanément et suivre les jeunes où qu'ils soient.
Aujourd'hui, les abus vont de la propagation de rumeurs et du harcèlement aux menaces, à la divulgation de données personnelles (doxxing) et au partage d'images explicites. Si vous êtes parent d’adolescents, il y a de fortes chances qu'ils aient déjà été témoins ou victimes de ce type de comportements. En fait, près d'un tiers des adolescents américains1 et un quart des adolescents canadiens2 déclarent avoir été victimes de cyberintimidation au cours de la dernière année, soit deux fois le taux d'il y a dix ans.
Et aujourd'hui, l'essor des images convaincantes générées par l'intelligence artificielle (IA) a ouvert la voie à des atteintes à la réputation d'une ampleur sans précédent, en particulier pour les adolescentes plus âgées, qui sont déjà victimes d'un niveau disproportionné de harcèlement en ligne3.
Et pourtant, la plupart de ces incidents se produisent en silence. Près de 90 % des adolescents ne disent jamais à leurs parents qu'ils sont victimes de cyberintimidation4. Ce silence rend le problème plus difficile à détecter et plus difficile à résoudre.
Les effets sont loin d'être numériques. Les adolescents victimes de cyberintimidation souffrent souvent de symptômes liés à l'anxiété, comme des troubles du sommeil, des douleurs abdominales récurrentes et des maux de tête fréquents. Ils sont également plus susceptibles de souffrir de dépression ou d'avoir des pensées suicidaires5.
Aider vos enfants à développer leur résilience
La protection de vos enfants commence bien avant une crise. Un dialogue ouvert, des attentes claires et des limites intelligentes peuvent réduire considérablement les répercussions du harcèlement en ligne. Envisagez les pratiques exemplaires suivantes6 :
- Fixez des limites adaptées à l'âge de votre enfant concernant les appareils, les plateformes et le temps passé devant les écrans.
- Vérifiez régulièrement les paramètres de confidentialité et de sécurité, et réinitialisez-les si nécessaire.
- Connaissez les noms d'utilisateur et les mots de passe de votre enfant pour tous ses comptes de réseaux sociaux.
- Surveillez l'activité de votre enfant sur les réseaux sociaux si vous soupçonnez un problème.
- Parlez souvent avec votre enfant de ce qu'il voit en ligne, de ce qu'il en pense et de ce que représente un « comportement sécuritaire ».
- Tenez-vous au courant des applications les plus récentes, des nouvelles plateformes de réseaux sociaux et du jargon numérique utilisé pour communiquer.
- Signalez la cyberintimidation aux autorités et aux plateformes en ligne lorsqu’elle se produit.
Il est primordial de maintenir un dialogue ouvert et de faire comprendre à votre enfant qu’il peut venir vous voir pour toute question ou inquiétude concernant le contenu qu’il voit. Les adolescents sont beaucoup plus enclins à demander de l'aide lorsqu'ils savent qu'ils ne seront pas jugés. Cherchez également des occasions propices pour discuter de ce qui est acceptable ou non comme comportement en ligne et de la façon de rester en sécurité dans cet espace.
Comment réagir en cas de cyberintimidation
Même les parents les plus vigilants peuvent ne pas remarquer les signes au début. Si votre enfant devient inhabituellement renfermé, anxieux ou secret en ligne, il est peut-être temps d’examiner la situation de plus près.
Dans les cas plus graves, une intervention plus ferme peut être nécessaire :
- Impliquez l'école. Les enseignants et les administrateurs peuvent aider à discipliner les auteurs et à soutenir les victimes.
- Intensifiez vos efforts lorsque la sécurité est en jeu. Les menaces de violence peuvent nécessiter l'intervention des responsables de l'école, des parents de l’intimidateur et, dans certains cas, des forces de l'ordre.
- Consultez un avocat. En cas de diffamation, de harcèlement ou de diffusion d'images explicites, des conseils juridiques peuvent aider à protéger les droits de votre enfant.
- Recourez à l’investigation numérique si nécessaire. Des spécialistes peuvent aider à retirer les images préjudiciables ou explicites d’Internet.
La cyberintimidation peut également entraîner des charges financières, allant de la thérapie au soutien scolaire, voire au déménagement dans les situations graves. Certaines polices d'assurance cyber personnelles couvrent les frais de services psychologiques, d’accompagnement scolaire privé, de suppression de contenu et les services de gestion de crise.
HUB Clientèle privée peut vous mettre en relation avec des professionnels rigoureusement sélectionnés, spécialisés dans l'aide aux familles confrontées à des situations complexes de cyberintimidation.
Pour en savoir plus sur la protection de votre famille contre les risques numériques, contactez votre conseiller de HUB Clientèle privée.
1 Cyberbullying Research Center, « Summary of Our Cyberbullying Research », consulté le 27 octobre 2025.
2 Statistique Canada, « Un jeune canadien sur quatre déclare avoir subi au moins une forme de cybervictimisation », 16 novembre 2023.
3 Pew Research Center, « Teens and Cyberbullying 2022 », 15 décembre 2022.
4 Parents Protect, « Cyberintimidation », consulté le 10 avril 2023.
5 Arbour Hospital, « Cyberbullying, Teens & Mental Health », consulté le 27 octobre 2025.
6 Stopbullying.gov, Digital Awareness for Parents », 29 novembre 2024.
