En 2019, 61 % des femmes canadiennes faisaient partie de la population active, mais en grande partie à cause de la pandémie de la COVID-19, ce chiffre était passé à 56 % en avril 2020.1 En général, un nombre disproportionné de femmes ont quitté le marché du travail par rapport aux hommes.2
Mais comme la COVID-19 tend à s’estomper (voire à disparaître) en tant que problème affectant le milieu de travail, la vie familiale et l’éducation des enfants, de nombreuses femmes souhaitent réintégrer le marché du travail.
Afin d’attirer et de retenir ces employées, les employeurs doivent reconnaître que les femmes ont des préoccupations en matière de santé et de mieux-être distinctes de celles de leurs homologues masculins, préoccupations qui ne sont souvent pas prises en compte, malgré les efforts considérables déployés en ce sens au cours des dernières décennies.
Les enjeux du bien-être des femmes au travail
Les femmes ont des besoins spécifiques en matière de santé et de mieux-être auxquels les employeurs peuvent répondre. Certaines de ces préoccupations comprennent :
- Les questions de santé concernant uniquement les femmes, notamment la contraception, la fertilité, la santé maternelle, la ménopause, la gynécologie et l’oncologie féminine.
- Les problèmes de santé généraux qui touchent les femmes différemment, comme les maladies cardiaques, qui affectent les femmes de manière disproportionnée, comme les migraines et l’ostéoporose, ou qui démontrent des préjugés sexistes pendant les soins, comme la gestion de la douleur et la santé mentale.
- Les responsabilités liées à la prise en charge des enfants, des parents âgés et d’autres membres de la famille, étant donné que la prise en charge incombe de manière disproportionnée aux femmes.
- Les problèmes de santé mentale, qui ont durement touché les employés pendant la pandémie, quel que soit leur sexe.
Fournir des solutions de santé et de mieux-être centrées sur les femmes
De nombreux problèmes de santé des femmes sont encore largement tabous en milieu de travail, mais ils ont une incidence sur la productivité. Il est important d’offrir un soutien aux employées confrontées à des problèmes de santé féminine. Il peut s’agir de congés supplémentaires pour les personnes souffrant de douleurs menstruelles ou de problèmes de santé liés à la ménopause, ainsi que de congés de deuil en cas de fausse couche.
Mais pour en arriver là, les employeurs doivent savoir exactement quels sont les avantages en matière de mieux-être dont leur personnel féminin a besoin et qu’il souhaite. Si un employeur compte de nombreuses jeunes femmes parmi ses employés, par exemple, il peut être judicieux de proposer non seulement un complément de congé de maternité, mais aussi des traitements de fertilité et de reproduction, ainsi qu’une aide à la maternité de substitution ou à l’adoption.
Si vous employez des femmes âgées, il peut être important d’apporter un soutien particulier à celles qui souffrent de la ménopause. Travailler avec un courtier en avantages sociaux pour analyser les données sur la main-d’œuvre (article en anglais) peut aider à créer une stratégie spécifique à la santé et au mieux-être des femmes qui offre les bons programmes et avantages pour répondre aux besoins de la main-d’œuvre.
L’une des façons de faciliter le bien-être des femmes est de tirer parti de la technologie, car cela permet de préserver un minimum d’intimité. Des millions de femmes utilisent déjà des applications de suivi des règles lorsqu’elles essaient de concevoir un enfant ou de déterminer si elles sont proches de la ménopause. Non seulement les solutions numériques offrent une plus grande confidentialité, mais il est bien plus pratique pour les femmes d’accéder aux programmes à distance que de prendre congé pour se rendre chez un professionnel de la santé ou du mieux-être.
Pour en savoir plus sur l’amélioration des offres de santé et de mieux-être pour les femmes et la main-d’œuvre en général, communiquez avec HUB International.
1 Catalyst, « Women in the Workforce: Canada (Quick Take), » 19 août 2020.
s RBC, « La COVID-19 a assombri davantage les perspectives des Canadiennes dont les emplois sont menacés » 4 mars 2021.
