Par Brent Delveaux
Alors que la pression augmente sur le système de santé canadien et que les compagnies d'assurance ont du mal à gérer les coûts, tout le monde cherche de nouvelles façons de réduire ses dépenses. Une nouvelle option à considérer est la possibilité de passer aux médicaments biosimilaires.
L'évolution d'un médicament
Les nouveaux médicaments et traitements passent par un processus exhaustif avant d'être enfin disponibles pour les patients.
- Un médicament biologique est créé grâce à d'importants investissements, à la recherche et à la technologie, ce qui en rend l'utilisation très coûteuse.
- Un médicament générique est le bioéquivalent de la marque, ce qui signifie qu'il contient des ingrédients médicinaux identiques. Cela coûte moins cher, car l’entreprise qui fabrique le médicament générique n’a pas à couvrir les investissements en recherche de la marque d’origine. Le patient peut choisir le médicament générique lorsqu'il ou elle va chercher son ordonnance à la pharmacie.
- Un médicament biosimilaire est un médicament conçu pour refléter celui d’un nom de marque. Parce qu'il provient d'organismes vivants plutôt que de produits chimiques statiques, un médicament biosimilaire est très « similaire », mais pas identique, à celui de la marque d’origine. Un médicament biosimilaire approuvé a les mêmes effets et avantages que la marque d'origine et peut donc être une alternative efficace.
Nouvelle loi
Récemment, la Colombie-Britannique a adopté une nouvelle loi pour encourager l'utilisation de certains médicaments biosimilaires. D'ici le 26 novembre 2019, PharmaCare ne couvrira que les médicaments biosimilaires et non les médicaments biologiques.
Les médicaments biologiques nommés (Enbrel, Remicade et Lantus) sont des médicaments coûteux qui changent la vie des patients atteints de maladies telles que l'arthrite, le diabète ou la maladie de Crohn.
Les fournisseurs de soins de santé ont hésité à prescrire des médicaments biosimilaires pour un certain nombre de raisons. Premièrement, il est tout à fait naturel qu’une personne vivant avec une maladie invalidante hésite à arrêter un traitement efficace. Deuxièmement, bien que les médicaments biosimilaires soient approuvés par Santé Canada et éprouvés pour traiter de façon sécuritaire et efficace les symptômes ou la maladie, il existe toujours un risque. Les médicaments biosimilaires ne sont pas considérés comme bioéquivalents à leur marque biologique. S'ils ne réagissent pas exactement de la même manière pour chaque patient, ils pourraient ne pas être interchangeables.
Cependant, comme le médicament générique, un médicament biosimilaire est plus rentable que celui de la marque d’origine. Mais contrairement au médicament générique, un fournisseur de soins de santé doit en fait prescrire le médicament biosimilaire plutôt que la marque d’origine. Cette exigence procédurale a ralenti l'adoption des médicaments biosimilaires.
De plus, l'utilisation des médicaments biosimilaires a augmenté beaucoup plus rapidement en Europe où l'échange de produits biologiques avec les biosimilaires est plus largement accepté.
Nous commençons également à voir certaines compagnies d'assurance réagir au changement de BC Pharmacare en apportant des modifications contractuelles biosimilaires semblables à leurs programmes de médicaments.
Le changement peut être difficile, mais les médicaments biosimilaires peuvent être une option éprouvée pour aider efficacement les patients dans le besoin, sans le prix élevé. Face à la réalité de l'augmentation des coûts des soins de santé, il faut faire des choix responsables pour protéger l'ensemble du système.
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