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Perspectives 2022 de Hub International

Industrie agroalimentaire

 

Stabilité, créativité et croissance

Retour à toutes les perspectives

Affronter encore une fois l’inconnu

Depuis que l’agriculture s’est transformée en industrie agroalimentaire, aucune industrie n’a connu de risques plus imprévisibles, jour après jour.

La nécessité de faire face au risque endémique

Les conditions météorologiques extrêmes, les pénuries de main-d’œuvre et les cybermenaces croissantes ont dominé l’industrie agroalimentaire au cours des deux dernières années. Mais en 2022, la technologie et une nouvelle approche de gestion des risques aideront à gérer ces défis.

En 2022, une meilleure préparation aidera les entreprises agroalimentaires à mieux faire face à l’immense niveau de risques endémiques dans l’industrie.

Les pénuries de main-d’œuvre ont affecté plusieurs points de la chaîne d’approvisionnement, du terrain aux entrepôts en passant par la logistique

S’il y a un mot qui décrit bien l’industrie agroalimentaire, c’est « imprévisibilité ».

Les caprices de Mère Nature et la volatilité des prix créée par les changements brusques de l’offre et de la demande sont des constantes de l’industrie. Mais en 2021, les fermes et les fabricants de produits alimentaires ont également dû faire face à des catastrophes météorologiques record, à des pénuries chroniques de main-d’œuvre et à une croissance des cyberattaques. Aucune de ces situations n’était entièrement prévisible.

Les pénuries de main-d’œuvre ont affecté plusieurs points de la chaîne d’approvisionnement, du terrain aux entrepôts en passant par la logistique. Alors que la pandémie de COVID-19 continue de faire pression sur le marché du travail, certaines entreprises ont offert des incitations aux employés vaccinés. La pénurie de main-d’œuvre dans l’agroalimentaire, comme dans la plupart des industries, pousse l’industrie vers l’automatisation.

Les directives de souscription se sont durcies et les assureurs ont hésité à négocier des conditions de renouvellement plus favorables. Le nombre de questions de souscription a notamment augmenté de manière substantielle, ce qui exige des délais supplémentaires avant que les entreprises agroalimentaires puissent obtenir une couverture.

Le mantra de l’industrie : planifier et préparer, planifier et préparer. Qu’il s’agisse d’une exploitation agricole familiale ou d’un grand fabricant de produits alimentaires, les acteurs du secteur et leurs partenaires devront s’appuyer sur l’ensemble de leur expérience pour faire face aux risques.

Voici à quoi l’on peut s’attendre en ce qui concerne l’industrie agroalimentaire en 2022 :

Les conditions météorologiques à travers le globe ont frappé les fermes et les fabricants de produits alimentaires en 2021

Le spectre de conditions météorologiques catastrophiques rendra les mesures de gestion des risques essentielles pour obtenir une couverture d’assurance

1. La gestion des risques s’intensifiera pour faire face aux événements météorologiques

La prédiction du moment et du lieu exacts des phénomènes météorologiques extrêmes est impossible.

Il va sans dire que les sécheresses, les inondations et les tempêtes violentes vont se produire à nouveau, entraînant des effets profonds sur l’industrie agroalimentaire. Grâce à la modélisation des catastrophes (CAT), il est cependant possible d’évaluer la vulnérabilité globale d’une ferme aux conditions météorologiques extrêmes, sinon l’heure et la date exactes.

Les conditions météorologiques à travers le monde ont ravagé les fermes et frappé les fabricants de produits alimentaires en 2021, notamment en raison des incendies et de la sécheresse. Ces événements ont réduit les rendements dans le nord des États-Unis et le sud du Canada. Du gel a endommagé la récolte de café arabica du Brésil et des inondations en Chine ont affecté le bétail et la transformation de la viande.1

Les inondations qui ont frappé la Colombie-Britannique en novembre 2021 ont particulièrement dévasté les fermes de la région, causant des centaines de millions de dollars de dommages. Il faudra peut-être un an ou plus aux agriculteurs pour reprendre leurs activités, s’ils y parviennent.2

Ces conditions météorologiques persistantes rendent les mesures de gestion des risques essentielles. Cela implique de garantir une couverture d'assurance adéquate par le biais de programmes gouvernementaux ou de marchés privés. Les agriculteurs devront peut-être envisager une couverture paramétrique pour les cultures qui ne sont pas assurables autrement.

Une collaboration avec des courtiers en vue de développer des capacités de modélisation des catastrophes (CAT) peut aider à obtenir cette assurance en aidant à montrer aux souscripteurs à quel point une ferme donnée est vulnérable aux conditions météorologiques extrêmes.

Pour les transformateurs alimentaires, il incombe de garantir un approvisionnement adéquat face aux catastrophes météorologiques, ce qui nécessite des chaînes d’approvisionnement plus solides, un approvisionnement en matériaux alternatifs et une assurance appropriée pour se prémunir contre les pénuries.

1 Bloomberg, « World’s Food Supplies Get Slammed by Drought, Floods and Frost », 21 juillet 2021.
2 CBC, « Flood damage could cost farmers hundreds of millions of dollars, B.C. Agriculture Council says », 26 novembre 2021.

Les efforts de conservation de l’eau augmenteront en raison de la rareté liée aux conditions météorologiques extrêmes

2. Les mesures de conservation — en particulier pour l’eau — continueront d’affecter les opérations à tous les niveaux

La sécheresse dans l’ouest du Canada a mis en évidence la nécessité de la conservation des eaux.

La sécheresse record, qui a frappé presque toutes les provinces du pays, est la pire à l’échelle nationale en près de 20 ans. La sécheresse a eu des implications majeures pour les agriculteurs, la diminution des pluies et les températures plus chaudes que d’habitude ayant affecté les rendements des cultures jusqu’à 26 %.4

La sécheresse a toujours été une préoccupation dans l’industrie agroalimentaire. Mais l’accent mis sur la conservation des eaux augmentera probablement dans les années à venir en raison de la rareté récente liée aux conditions météorologiques extrêmes récurrentes.

Les économies d’énergie sont également à l’ordre du jour. L’attention portée aux coûts et la lutte contre le changement climatique conduiront l’industrie agroalimentaire à minimiser son utilisation de combustibles fossiles.

3 Statistique Canada, « Impacts de la sécheresse sur les indicateurs de qualité des cultures, » 29 juillet 2021.
4 Bloomberg, « Canada Sees Supply of Main Crops Dropping 26% on Drought Impact », 26 août 2021.

De 2015 à 2020, les allergènes non déclarés représentaient 38 % des rappels d’aliments à l’échelle nationale

3. La sécurité alimentaire et les rappels liés à la présence d’allergènes auront un impact considérable

Bien qu’il existe une variété de raisons derrière les rappels d’aliments, les allergènes restent un problème majeur pour l’industrie. Entre 2015 et 2020, les allergènes non déclarés représentaient environ 38 % de tous les rappels d’aliments au Canada.5

Une bonne gestion des risques signifie plus que de garantir que les aliments sont exempts de contaminants, mais aussi qu’ils sont étiquetés avec précision. De plus, les équipements de fabrication ne doivent avoir aucune trace d’allergènes.

Cela nécessite un nettoyage minutieux, fiable et constant. Ceci est particulièrement critique lorsque la même machinerie de fabrication est exposée à des aliments avec et sans les allergènes prioritaires, notamment le lait, les œufs, les crustacés, les noix, les arachides, le blé, le soja, la moutarde, les sulfites et le sésame.

Le problème n’est pas seulement un problème de sécurité des produits, mais aussi de risque pour la réputation. Les fabricants de produits alimentaires ordonneront davantage de rappels volontaires par mesure de précaution pour se prémunir contre les dommages à leur réputation. Parmi les principales mesures de protection figurent l’assurance rappel de produits et la couverture de la responsabilité du fait des produits. Ceux-ci peuvent protéger les fabricants de produits alimentaires contre des coûts de plusieurs millions de dollars liés aux rappels de produits et aux responsabilités juridiques.

5 Gouvernement du Canada, « Statistiques : Incidents alimentaires et rappels d’aliments », consulté le 29 octobre 2021.

La dépendance de l’industrie à l’égard de la technologie fait de l’industrie agroalimentaire une meilleure cible pour les cybercriminels

4. La technologie et l’automatisation seront une épée à double tranchant

Comme toute autre industrie, l’industrie agroalimentaire s’appuie de plus en plus sur la technologie et l’automatisation, en particulier en regard des pénuries de main-d’œuvre résultant de la pandémie de COVID-19.

Et comme dans toute autre industrie, la dépendance accrue à l’égard de la technologie signifie que les cybercriminels feront de l’industrie agroalimentaire une cible.

Prenez la cyberattaque de juin 2021 contre l’entreprise de conditionnement de viande JBS Foods. La société a dû payer l’équivalent de 11 millions de dollars américains en rançon à la suite d’une cyberattaque qui a perturbé ses opérations nord-américaines et australiennes. JBS a dû interrompre l’abattage du bétail dans toutes ses usines aux États-Unis, ainsi que les opérations de son usine d’emballage de l’Alberta, pendant une journée.6

JBS produit plus du quart de tout le bœuf au Canada. Un arrêt plus long aurait entraîné des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire et ajouté à la hausse des prix des denrées alimentaires.

En général, l’automatisation (en particulier dans la fabrication des aliments) a été un bienfait. Elle améliore l’efficacité et le contrôle de la qualité, avec moins de dépendance à la subjectivité humaine.

Cependant, une plus grande dépendance à l’égard de l’automatisation augmente également le besoin de cybersécurité, ce qui inclut la prise de mesures rigoureuses pour tenter de prévenir les cyberattaques potentielles. Cela implique également l’obtention d’une couverture d’assurance appropriée en cas d’attaque de rançongiciel.

En raison de l’augmentation de la cybercriminalité, les taux des cyberassurances dans l’industrie agroalimentaire devraient augmenter de 20 % ou plus en 2022. Pire encore, les assureurs ne renouvellent souvent pas leurs polices ou ne les souscrivent pas.

En gardant cela en tête, les industries agroalimentaires doivent se concentrer sur la prévention et la dissuasion. Les audits faits par des tiers, l’authentification multifacteurs, et la formation des employés sont essentiels. N’oubliez pas que la complaisance invite pratiquement les cybercriminels dans un système informatique.

6 Reuters, « Meatpacker JBS says it paid equivalent of $11 mln in ransomware attack », 10 juin 2021.

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Avec des conditions météorologiques incertaines, des chaînes d’approvisionnement épuisées par des pénuries de main-d’œuvre et une augmentation de la cybercriminalité, il n’a jamais été aussi important d’atténuer les risques. La modélisation des catastrophes, une cybersécurité accrue et même l’ajout d’avantages sociaux aux emplois agroalimentaires les moins bien rémunérés peuvent aider l’industrie à maîtriser cette incertitude. Consultez votre courtier pour préparer 2022.