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HUB International – Perspectives 2021

Industrie du divertissement

 

Transformer l’incertitude en occasions

Retour à toutes les perspectives

Adaptation, le mot d’ordre pour la production en temps de pandémie

L’industrie du divertissement est en quête de « normalité » alors que les amateurs de spectacles et de cinéma restent à la maison.

Alors que l’industrie cinématographique tente de se relever, elle subit les effets de la pandémie à chaque instant.

Protéger les lieux de tournage et le personnel de la contagion représente un combat coûteux et irritant. Aux États-Unis, la production de « The Batman », par exemple, venait à peine de reprendre en septembre, après avoir été interrompue en raison de la COVID, lorsque la vedette Robert Pattinson a attrapé le virus. Le tournage a dû être suspendu à nouveau.

«La perspective d’interruptions ponctuelles des productions et des coûts supplémentaires qui en découleraient constitue une préoccupation dominante.»

Malgré tout, la promesse d’évasion du quotidien qu’offre le cinéma continue d’attirer le public et permet aux salles de maintenir leurs activités. La preuve : « Tenet », présenté comme la première superproduction lancée en contexte de pandémie, a rapporté environ 53 millions de dollars au box-office à l’étranger, notamment au Canada. L’absence de public a contraint les studios à retarder les sorties dans une large mesure ou à se tourner vers les plateformes de diffusion en continu.

Parallèlement, la production cinématographique et télévisuelle a repris au Canada cet été, grâce à l’application des règles de distanciation sociale, l’utilisation d’EPI par l’équipe et lors des répétitions ainsi que l’embauche de personnel supplémentaire pour la désinfection et la sécurité. Grâce aux quarantaines de 14 jours, même les équipes américaines ont pu venir tourner au Canada, comme le nouveau film de Ben Affleck cet automne. La sécurité et l’adaptabilité sont essentielles : les productions de documentaires, par exemple, font appel à des réalisateurs indépendants masqués, gantés et socialement distancés à l’échelle du pays qui effectuent des entrevues tandis que les producteurs gèrent les tournages au moyen de Zoom. Les productions faisant appel à des équipes de tournage réduites sont plus simples à réaliser que les autres. Par conséquent, les équipes de « Workin’ Moms » et « Kim’s Convenience » sont de retour au travail tandis que d’autres attendent toujours. Malgré tout, la perspective d’interruptions ponctuelles des productions et les coûts supplémentaires qui en découleraient constituent une préoccupation dominante.

De nombreux facteurs doivent être considérés alors que l’industrie du divertissement se prépare à reprendre la production de façon sécuritaire. Les courtiers d’assurance et leurs équipes de gestion des risques jouent un rôle important en guidant les cinéastes et les sociétés de production dans la reprise de leurs activités et en les aidant à se préparer aux risques.

Voici les principales tendances de l’industrie pour 2021.

«À l’échelle mondiale, l’industrie du divertissement devrait perdre 160 milliards de dollars en croissance au cours des cinq prochaines années.»

1. Un choc financier prolongé soulève des préoccupations en matière de responsabilité des dirigeants.

À l’échelle mondiale, l’industrie du divertissement devrait perdre 160 milliards de dollars en croissance au cours des cinq prochaines années. Au Canada, les fermetures qui ont duré de mars à juin devaient entraîner une perte de 2,5 milliards de dollars et affecter 172 000 emplois. Certaines entreprises ont essayé de consolider leurs finances, notamment en en soutenant leurs liquidités avec des créances garanties et non garanties. D’autres, comme Disney et Netflix, ont bénéficié d’une hausse du nombre d’abonnés causée par la quarantaine.

L’absence de public a contraint les studios à retarder les sorties dans une large mesure ou à se tourner vers les plateformes de diffusion en continu.

«Les productions indépendantes, qui constituent la grande majorité productions cinématographiques et télévisuelles canadiennes, pourraient être suspendues jusqu’à l’arrivée d’un vaccin contre la COVID-19.»

2. Les activités des producteurs indépendants sont suspendues, en attendant les vaccins.

Depuis la fin du confinement à Toronto, environ 400 permis de tournage ont été délivrés et en octobre, plus de 60 productions étaient à l’étape de la préproduction ou en tournage à Vancouver. Cependant, la plupart constituent des films ou des campagnes publicitaires à gros budget, qui disposent de fonds importants et d’une grande capacité d’adaptation. Les productions indépendantes, qui constituent la grande majorité de productions cinématographiques et télévisuelles canadiennes, pourraient être suspendues jusqu’à l’arrivée d’un vaccin contre la COVID-19. Seules quelques-unes d’entre elles jouissent d’un budget suffisant pour les protocoles de sécurité et le personnel requis pour se conformer aux directives en cas de pandémie et très peu de compagnies d’assurance, s’il en est, acceptent de couvrir les risques associés à la COVID-19 pour les productions indépendantes.

Certains studios peuvent obtenir une couverture pour les pertes liées à la COVID-19, mais seulement en contrepartie d’une franchise élevée. Les producteurs indépendants, par contre, sont incapables d’absorber ce risque. Les banques qui accordent des prêts aux producteurs de films indépendants exigent une assurance protégeant contre ces types de risques. Les banques imposent également des cautionnements d’accomplissement pour garantir les fonds et assurer qu’un projet interrompu puisse être achevé à temps et dans le respect du budget. Mais sans assurance ni cautionnement d’accomplissement pour les coûts liés à la COVID-19, les banques n’accorderont pas de prêts à la production. Dans le contexte actuel, peu d’options s’offrent aux producteurs indépendants, bien que certains se tournent vers des investisseurs privés ou recherchent des programmes gouvernementaux offrant un soutien à l’égard des risques liés à la pandémie. Par conséquent, ils auront du mal à démarrer la production.

«Pour que le spectacle puisse continuer, l’industrie a fait preuve de créativité lors des repérages.»

3. Le choix des lieux de tournage constitue une étape très importante dans le milieu du divertissement.

Pour que le spectacle puisse continuer malgré l’incidence de la pandémie, l’industrie a fait preuve de créativité lors des repérages des lieux de tournage. Vancouver représente une destination de choix pour plusieurs productions en raison de son nombre de cas relativement peu élevé. La pandémie a accordé une importance croissante à d’autres enjeux, comme les problèmes de dépistage et les contrôles provinciaux en matière de procédures et de mesures de sécurité relatives à la COVID-19, ainsi que la proximité des installations médicales et leur accès La considération de tels facteurs peut également éclipser ou réduire l’incidence des crédits d’impôt lors du choix d’un lieu de tournage. Lorsque l’équipe du nouveau film de Ben Affleck a choisi de déménager à Vancouver, c’est en partie à cause de l’accessibilité aux tests de dépistage du virus et aux résultats rapides.

Il faudra faire preuve de résilience pour traverser des moments comme ceux-ci, et certains sont mieux équipés que d’autres pour relever le défi.

«Les bonnes stratégies permettant de créer des environnements protecteurs commencent par l’application stricte de politiques de tolérance zéro.»

4. #MeToo : Pas disparu, pas oublié

En mars 2020, Harvey Weinstein a été condamné à 23 ans de prison pour inconduite sexuelle à l’encontre de trois femmes. Cette affaire survenue au sud de la frontière dont ont été saisis les tribunaux américains représente l’un des exemples les plus connus des abus qui sont endémiques au sein de l’industrie. Même au Canada, le mouvement #MeToo a contraint les professionnels de l’industrie du divertissement à changer leurs habitudes et à revoir leurs protocoles en matière de harcèlement sexuel.

Les courtiers spécialisés dans le divertissement peuvent fournir une assistance en matière de gestion des risques pour officialiser les politiques et les procédures qui offriront une meilleure culture organisationnelle et développer des stratégies visant la création d’environnements protecteurs qui commencent par l’application stricte de politiques de tolérance zéro. L’existence des programmes de défense de droits devrait être communiquée afin que tous les employés soient en mesure de reconnaître les signes de violence sexuelle et domestique et les stratégies d’intervention les plus efficaces.

Évoluer au fil des changements en 2021

Il faudra faire preuve de résilience pour traverser des moments comme ceux-ci, et certains sont mieux équipés que d’autres pour relever le défi. Les studios ont élargi leurs bases, soit en acquérant des plateformes de diffusion en continu ou en investissant dans de telles plateformes afin de mieux rejoindre les consommateurs. Leurs calendriers de sortie sont établis en conséquence. Malgré tout, l’augmentation de la sécurité sanitaire et des coûts d’assurance a rendu le financement des productions risqué. Bien que les studios soient mieux placés pour gérer les changements à leur entreprise causés par la situation actuelle, les producteurs indépendants n’auront probablement pas cette chance. Jusqu’à ce que les incertitudes se dissipent, l’industrie doit tenter d’obtenir tout le soutien qui est offert. Une chose est sûre, il est important de faire affaire avec des spécialistes qui vous aideront à évaluer et à surmonter les risques lorsque vient le temps d’effectuer la planification de la continuité ou la préparation d’un plan de contingence afin de reprendre la production en toute sécurité. En plus des protocoles de sécurité proposés dans les livres blancs des syndicats, HUB peut vous offrir une liste de vérification pour aider la production à éviter les obstacles et vérifier que les procédures sont suivies.

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