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HUB International – Perspectives 2021

Industrie de la construction

 

Transformer l’incertitude en occasions

Retour à toutes les perspectives

Composer avec les obstacles à venir

Pour rétablir leurs bilans et accroître leur rentabilité, les entrepreneurs doivent offrir des environnements de travail sécuritaires et gérer les risques tout en saisissant les occasions.

À l’aube de 2020, les entrepreneurs avaient adopté une approche prudente à l’égard de leurs perspectives d’affaires après huit ans de croissance robuste des dépenses de construction.

Personne n’était toutefois prêt à faire face aux perturbations généralisées causées par la pandémie ou à l’effet de « gueule de bois », qui persistera probablement en 2021.

«En raison de ces bouleversements, certains analystes s’attendent à ce que l’industrie canadienne de la construction se contracte de 7 % en 2020 et de 2 % en 2021.»

La construction a été considérée comme un secteur essentiel, et la plupart des travailleurs de l’industrie ont pu continuer à travailler. La mise à l’arrêt de l’économie a cependant retardé de nombreux projets rendus à l’étape des soumissions ou sur le point d’être finalisés. Des perturbations importantes des chaînes d’approvisionnement et de l’approvisionnement en matériaux ont compromis les activités et les échéanciers. Les entrepreneurs ont aussi été affectés par l’incapacité de sous-traitants de se présenter sur le chantier, soit parce que leurs travailleurs avaient été exposés au virus et devaient se mettre en quarantaine, soit parce qu’ils ne pouvaient pas respecter les lignes directrices en matière de santé publique.

En raison de ces bouleversements, certains analystes s’attendent à ce que l’industrie canadienne de la construction se contracte de 7 % en 2020 et de 2 % en 2021. La situation est semblable aux États-Unis, avec une contraction prévue de 6,5 % en 2020 et de 2 % en 2021 . Les bilans ont été affectés par la conjoncture, et l’un des principaux défis des entrepreneurs en 2021 sera de renouer avec la santé financière. Les travaux en retard qui s’accumulent et la difficulté à maintenir une réserve suffisante de projets en attente ou en cours deviennent des enjeux de plus en plus préoccupants à l’aube de 2021.

Alors que l’industrie tente de se rétablir, les renouvellements d’assurance s’annoncent difficiles. Les souscripteurs tiennent en effet compte des données financières sous pression ainsi que des autres enjeux et des tendances qui risquent d’entraver la reprise à court et à long terme du secteur. Ces défis seront exacerbés par un durcissement du marché des assurances se traduisant par un mouvement haussier des taux en raison de la réduction de la disponibilité. Dans de telles circonstances, les entrepreneurs devraient se fier à leur courtier d’assurance, qui leur permettra d’anticiper les risques et de concevoir une stratégie pour leur gestion efficace. L’objectif? Sortir de cette période plus fort encore et disposer de la meilleure histoire possible à partager avec ses clients et ses assureurs.

Les trois tendances et enjeux qui se dessinent actuellement entraîneront des répercussions sur l’industrie de la construction en 2021 et peut-être même dans les années ultérieures.

«À la mi-octobre, plus de 774 000 prêts au titre du CUEC avaient été approuvés, représentant près de 31 G$ en prêts accordés aux petites entreprises canadiennes.»

1. La santé financière des entrepreneurs est sous pression.

L’industrie doit composer avec des bilans affaiblis et des marges de profit comprimées en raison de la pandémie. Compte tenu du virus, de nombreux entrepreneurs ont été forcés de couvrir des coûts de main-d’œuvre imprévus alors qu’ils tentaient de rattraper les retards accumulés sur les projets. Plusieurs sous-traitants ont entrepris l’année dans une situation financière plutôt solide, mais ils ont aussi dû absorber les coûts imprévus engendrés par les fermetures liées à la COVID-19 et par les retards sur les échéanciers. L’incertitude entourant l’annulation des prêts au titre du Compte d'urgence pour entreprises canadiennes (CUEC) et l’incidence d’une telle intervention sur les bilans constitue un autre enjeu inquiétant. À la mi-octobre, plus de 774 000 prêts au titre du CUEC avaient été approuvés, représentant près de 31 G$ en prêts accordés aux petites entreprises canadiennes.

Les pressions financières constantes, exacerbées par les incertitudes, représentent un risque systémique additionnel et probablement sans précédent pour l’industrie en 2021, en raison surtout des risques financiers et opérationnels découlant de l’inexécution des contrats. Concernant l’inexécution des contrats des sous-traitants, les entrepreneurs généraux qui ont préféré l’assurance en cas de manquement à une obligation de la part d’un sous-traitant plutôt que l’assurance cautionnement pour couvrir les pertes engendrées par l’exécution du sous-traitant pourraient se trouver dans une situation financière précaire. Dans le modèle traditionnel de l’assurance en cas de manquement à une obligation de la part d’un sous-traitant, l’entrepreneur général assume l’entière responsabilité à l’égard du processus de préqualification du sous-traitant et paie habituellement une franchise importante sur le premier sinistre dans le cadre du programme. L’assurance cautionnement sur les sous-traitants, en revanche, requiert la préqualification d’un tiers et transfère généralement l’ensemble des risques financiers à la caution.

Les entrepreneurs et leurs sous-traitants devraient miser sur leurs courtiers pour se tenir au fait des dernières nouvelles concernant l’assurance en cas de manquement à une obligation de la part d’un sous-traitant et le marché des cautions. Les cautions et les assureurs offrant l’assurance en cas de manquement à une obligation de la part d’un sous-traitant sont souvent moins portés à ajuster leurs taux que les autres types d’assureurs lorsque le nombre de réclamations augmente, préférant plutôt limiter la capacité, resserrer les modalités des polices et augmenter les franchises. La sélection des risques représente un autre facteur important dans un marché qui se durcit, puisque les assureurs se montrent plus exigeants quand vient le temps d’approuver des demandes d’assurance. Pour les sous-traitants, il devient nécessaire de se promouvoir en démontrant leur excellent bilan en matière de gestion des risques et leurs réussites dans le domaine de la sécurité. Pour les entrepreneurs généraux, il est important (pour tous les types d’assurance) de démontrer leur capacité à assurer à la fois la qualité et la sécurité sur le chantier. La qualité a toujours constitué un facteur de différenciation déterminant pour les entrepreneurs et elle devient un outil important (de sélection des risques) pour les souscripteurs d’assurance. Les courtiers avertis peuvent conseiller les entreprises afin qu’elles puissent améliorer leurs systèmes de suivi et d’évaluation de la qualité.

Profiter des occasions tout en gérant les risques a toujours représenté le principal défi des entrepreneurs, et c’est plus vrai que jamais.

«Les entrepreneurs doivent garder à l’esprit la différence entre l’“efficacité” et la “résilience” d’une chaîne d’approvisionnement.»

2. Tenir compte du risque constant de la pandémie.

En 2021, le coronavirus demeurera un risque opérationnel pour l’industrie en raison des nouvelles vagues d’éclosions. En raison de l’obligation du port du masque et des efforts de distanciation sociale qui fluctueront, les pratiques en matière de sécurité liées à la COVID-19 en milieu de travail pourraient être appliquées de façon irrégulière.

Puisque la pénurie de main-d’œuvre qualifiée persiste, les entreprises ne devraient pas baisser la garde. La pandémie continuera d’entraver les chaînes d’approvisionnement et, par un effet domino, aura des répercussions sur les budgets et les échéanciers pour une bonne partie de 2021. Les entrepreneurs doivent garder à l’esprit la différence entre l’« efficacité » et la « résilience » d’une chaîne d’approvisionnement.

Des recommandations détaillées concernant les mesures de sécurité liées à la COVID-19 pour l’industrie de la construction, y compris les contrôles techniques et administratifs, sont disponibles sur le site du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Les courtiers peuvent également conseiller les entreprises sur la manière d’intégrer les mesures de sécurité liées à la COVID-19 aux autres mesures de sécurité sur le site.

«Une hausse marquée des réclamations relatives à la cybercriminalité a été observée, et la construction est particulièrement vulnérable à l’ingénierie sociale.»

«L’industrie doit mieux évaluer les avantages de la technologie par rapport aux inconvénients des risques liés à la cybersécurité.»

3. La technologie engendre des gains de productivité, alors que s’accroissent les risques liés à la cybersécurité.

Nonobstant les coûts immédiats de la crise du coronavirus, l’industrie de la construction n’a pas connu un bon rendement à l’échelle mondiale. Bien qu’elle représente 13 % du PIB mondial, la croissance de la productivité de l’industrie ralentit depuis plus de 40 ans, et près de 30 % de chaque dollar de construction est gaspillé ou dépensé pour refaire un travail. Plus récemment, l’innovation et le déploiement des nouvelles technologies ont eu un effet positif sur le secteur, ce qui a permis la rationalisation du processus de construction ainsi que l’amélioration de la productivité, de la sécurité et de la qualité des travailleurs. Bien que la révolution (ou peut-être simplement l’évolution…) technologique en soit encore à ses débuts, l’industrie devrait connaître des changements importants au cours des trois à cinq prochaines années. Par exemple, l’utilisation de drones, qui a grimpé de 239 % sur une base annuelle, permet d’atteindre des sommets inaccessibles aux travailleurs de façon sécuritaire, d’offrir une sécurité accrue sur le chantier afin de compenser les 46 millions $ en équipements de construction volés par année et de repenser certaines activités comme l’arpentage et l’estimation des écoulements.

Plusieurs de ces avancées, comme les drones, la surveillance et la cueillette de données en direct, l’automatisation des processus sur le site ou en coulisses et les outils numériques de gestion des ressources, ouvrent également la porte aux risques liés à la cybersécurité. Une étude a révélé que 88 % des organisations canadiennes ont subi un incident de cybersécurité dans la dernière année. Une hausse marquée des réclamations relatives à la cybercriminalité a été observée, et la construction est particulièrement vulnérable à l’ingénierie sociale. Un cybercriminel peut se faire passer pour un membre de la haute direction ou un fournisseur important en utilisant la tactique de la fraude du président et en autorisant le virement d’importantes sommes d’argent ou le transfert d’une grande quantité d’information pouvant être monétisée.

L’industrie doit mieux évaluer les avantages de la technologie par rapport aux inconvénients des risques liés à la cybersécurité. La mise en place de politiques et de procédures de sécurité aide, à condition qu’elles soient suivies et qu’elles ne soient pas contournées. Un courtier bien informé peut vous offrir des ressources qui pourraient s’avérer utiles. Par exemple, les entreprises devraient procéder à des audits de cybersécurité réguliers. Elles devraient également se faire conseiller relativement à leurs polices d’assurance cyber, car elles pourraient ne pas offrir une couverture adéquate. Plusieurs entrepreneurs souscrivent des polices d’assurance qui combinent la protection des risques cyber à l’assurance responsabilité professionnelle. De telles polices sont dangereuses, puisqu’elles offrent une protection très limitée comparativement aux polices axées uniquement sur les risques cyber. Dissocier la protection contre les risques cyber des protections d’un ordre plus général permet aussi d’offrir de meilleures modalités, malgré un examen plus minutieux de la part des souscripteurs dans un marché qui se durcit et un environnement où les taux pourraient augmenter de 30 % à 40 % en 2021.

Le défi d’une reprise en 2021

Comme dans la plupart des secteurs, l’avenir de l’industrie de la construction s’annonce incertain en 2021, puisqu’il continuera de subir les effets de la pandémie. Les entreprises devront agir de façon décisive afin de stabiliser leurs bilans, porter attention aux mesures qui permettent à leur main-d’œuvre de demeurer en santé et gérer efficacement les fermetures ponctuelles qui risquent de continuer d’avoir des conséquences désastreuses sur les budgets et les échéanciers des projets jusqu’à ce qu’un vaccin devienne disponible à grande échelle. Profiter des occasions tout en gérant les risques a toujours représenté le principal défi des entrepreneurs, et c’est plus vrai que jamais. Collaborer avec un courtier d’expérience peut s’avérer utile dans le cadre de ce processus et permettrait à votre entreprise d’être adéquatement représentée sur le marché des assurances, d’être jumelée avec le bon assureur offrant une couverture adaptée et de gérer de près vos coûts en 2021 et à l’avenir.

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